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Dahl de lentilles corail et syndrome de l’imposteur

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Panne d’inspiration, syndrome de l’imposteur, complexité de la photographie culinaire… C’est fou tout ce qu’on peut dire en regardant une simple photo d’un dahl de lentilles corail.

Cet article arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. En effet, en remontant ma timeline Lightroom, je suis tombée sur ce shooting food autour du dahl aux lentilles corail. D’un coup, je me suis sentie nostalgique. D’abord, parce que le dahl est un plat hyper réconfortant que j’adore et que je n’ai pas dégusté depuis longtemps (message subliminal bonjour 😉 ). Mais également parce que c’est le dernier shooting food que j’ai réalisé.

Beaucoup de blabla en perspective. Aussi, si tu espérais tomber sur un article recette, je te conseille les recettes du site 750g (et de ne pas lésiner sur la coriandre et la cardamome).

Un petit dahl et puis s’en va

C’était en septembre 2021. J’ai passé un après-midi à mitrailler ce dahl dans tous les sens en essayant de mettre à profit tout ce que j’ai pu apprendre grâce à la formation Cajou & Mimosa. S’en sont suivi plusieurs jours de retouches sur Lightroom. De retouches et d’hésitations car un jour j’adore, le lendemain, j’efface tout et je recommence. Même si l’activité peut sembler frustrante et redondante, pour moi, elle ne l’est pas. La retouche, c’est ce que je préfère dans la photographie. Cette étape me permet de me rendre compte de mes “erreurs” et de mieux retenir la leçon pour la fois prochaine.

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Pourtant, cette session retouche est restée infructueuse. Je n’ai pas trouvé la solution. Je n’ai pas été satisfaite des réglages effectués. Dans ces cas-là, je préfère laisser passer du temps pour y voir plus clair. Mais là, exceptionnellement, je ne m’y suis jamais remise.

Pourquoi j’ai abandonné la food photo ?

En retombant sur cette série de photos, j’ai réalisé que j’avais tout laissé tomber. Je n’ai jamais fini les retouches, ni publié d’article ou de post Insta. Pire encore, j’ai complètement abandonné la food photo. Je n’ai plus cherché de nouvelles idées de recettes, ni de nouvelles sources d’inspiration. Je suivais les comptes spécialisés dans le domaine avec moins d’attention. Et j’avoue que la food photo a disparue subitement de la master to do list mensuelle.

En y réfléchissant, je peux mettre en avant plusieurs raisons à cet abandon :

  1. Mon petit Haîku m’a longtemps pris tout mon temps et toute mon énergie ;
  2. Imaginer le carnage de réaliser un shooting food avec un chiot, sachant que je fais tout au sol ou presque, m’a découragée ;
  3. La food photo demande beaucoup plus de temps et d’implication qu’on ne le pense. Entre l’idée, les inspirations, les courses, la réalisation, la mise en scène… ça ne se fait pas en un tour de main, ni en un clic.
  4. C’est assez frustrant quand tu n’es pas très bonne cuisinière ou pâtissière de passer une journée ou un après-midi sur une recette et de ne rien avoir de beau à shooter ;
  5. Quand on est pas encore apte à affronter tous les regards et les jugements, c’est difficile de sortir son reflex en plein resto. De toutes manières, ces 6 derniers mois, je suis très peu sortie de chez moi donc le champs des possibles était limité.
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Le syndrome de l’imposteur en action

Cet abandon est clairement un échec car la food photo est une discipline que j’avais à cœur de “maîtriser”. Ou du moins, une discipline pour laquelle j’avais à cœur de développer un certain talent. J’étais hyper motivée. Je me voyais déjà en faire un gagne-pain. D’ailleurs mes quelques tentatives étaient plutôt encourageante. Comme ce super brownie chocolat-beurre de cacahouètes. Ou encore à ce petit reels publié sur Instagram.

Quand j’y pense, les photos de ce dahl sont plutôt réussies. Alors comment expliquer que lorsque je pense “food photo”, je pense à la complexité de la tâche, aux recettes ratées, et j’ai l’impression de ne pas être à la hauteur ?

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La pression du porteur de projet

La food photo à été un dommage collatéral de cet état de stase. Cette phase d’hibernation dont je t’ai parlé dans mon article Awake. Je me suis repliée sur moi-même et j’ai abandonné un peu toutes les activités qui me tenaient à cœur. Pour la food photo comme pour le blog, le manque d’inspiration était en cause. Mais également le fait qu’on nous répète qu’il faut se concentrer sur un seul et même projet pour pouvoir aller au bout. Qu’une fois ce projet mené à bien, on pourra passer au suivant. Qu’il faut choisir le projet le plus concret, le plus viable, bosser dessus à fond et éliminer les autres. Comme je suis quelqu’un qui a toujours mille idée, mille envie, je me disperse. J’en suis venue à penser que c’était pour ça que je “n’arrivais à rien”. Et moi quand on me met une fausse pression comme celle-ci, le verdict est sans appel : je ne fais plus rien, je n’avance plus, je suis bloquée. Ce dahl a été le premier à en faire les frais.

La créativité, ça se travaille

Tu l’auras compris, la food photo sur le blog et sur mon instagram va reprendre du service. Il faut dire que je suis en pleine ébullition niveau créativité. J’ai repris le blog depuis quelques semaines. J’ai d’ailleurs plusieurs article d’avance (et ça, ça fait tellement plaisir) ! Je vais battre le fer tant qu’il est chaud, en espérant que plus je mets de pièces dans la machine plus elle continuera de tourner.

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29 ans | Paris | Professionnelle de la food et de la communication | Lifestyle Blogger |
"Today, be the badgass girl you were too lazy to be yesterday"

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