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Roaccutane 5 ans plus tard

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5 ans après avoir suivi le traitement Roaccutane : où en est ma peau ? Quels sont les changements ? Ai-je des regrets ?

Parmi les articles du blog les plus lus, on trouve toute ma série sur Roaccutane et mon parcours contre l’acné. On m’a souvent arrêtée dans la rue pour m’en parler. Hyper bizarre de réaliser qu’il n’y a pas que mes amis et mes proches qui me lisent. Hyper gratifiant également, on va pas se mentir. D’ailleurs, lors de ces rencontres, une question revient souvent : est-ce que mon acné est revenue ?

I got 99 problems… mais l’acné n’en est plus un ou presque

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : oui, il m’arrive d’avoir des boutons. L’acné est une maladie dont on ne guérit jamais vraiment. Elle peut revenir à tout moment si on a une mauvaise hygiène de vie, si on utilise des produits inadaptés… Alors oui, j’ai encore quelques boutons (bien que j’approche de mes 30 ans) mais ça n’a rien de comparable à avant.

Entre 2015 et 2017, ça pullulait non-stop sur mon visage, dans mon dos, dans mon décolleté. J’avais d’énormes bubons rouges douloureux qui mettaient des semaines à s’en aller. Le maquillage atténuait à peine les rougeurs mais rien de plus. Je passais minimum 30 minutes à me maquiller. Correcteur vert, puis fond de teint, puis correcteur teinté, puis poudre. Je me maquillait même pour faire une simple course rapide.

Aujourd’hui, la donne a changé !

Une nouvelle peau après Roaccutane

Les boutons que je peux avoir de temps en temps sont petits. Ils n’atteignent pas 5 millimètres. Ensuite, ils sont tous camouflables grâce au maquillage. En photos, la plupart sont quasi invisibles (cf. les photos de l’article). En vrai, de près, on les remarque à peine.

Depuis Roaccutane, ma peau a changé. Elle est beaucoup moins grasse, moins brillante. La production de sébum est parfaitement régulée. Pas besoin de grosses retouches en milieu de journée.

Ma peau est également plus sensible. Je ne peux plus utiliser certains produits comme ceux au charbon sous peine de la voir toute irritée.

Nice to meet you !

En fait, j’ai l’impression d’avoir enfin fait connaissance avec ma peau. Maintenant qu’elle n’est plus sous l’emprise de la maladie, je la vois réellement. Elle me parle, je l’observe. Avant, je mettais tout et n’importe quoi sur mon visage pour essayer de sauver la situation tant bien que mal. Maintenant, ma peau a de vraies réactions donc je suis plus attentive.

Quand elle aime un produit ça se voit direct. Idem quand elle ne l’aime pas. En plus des produits au charbon, j’ai remarqué que je ne pouvais pas utiliser de produits à base de soja. Par contre, mon fond de teint, mon masque hydratant font des miracles. Aussi bizarre que cela puisse paraître ma peau adore être maquillée. Les jours qui suivent elle est bien plus belle.

Pareil pour la nourriture. Avant, ce que je mangeais n’avais pas d’impact. Aujourd’hui, quand j’abuse de la charcuterie, je le remarque dès le lendemain au niveau de mes sourcils.

Après Roaccutane, le lâcher-prise

On pourrait croire qu’après un tel traitement, je ne supporterais pas la vue du moindre bouton. Pourtant, je m’en fiche. Je sais faire la différence entre une acné sévère qui peut vraiment être handicapante et quelques boutons qui ne méritent pas qu’on mette sa vie en stand-by.

Maintenant je ne me maquille que lorsque je travaille, ou que j’ai un rendez-vous. Je me fiche complètement d’avoir des boutons ou des rougeurs et de ce que les gens que je croise vont penser…. Après tout, je reviens de tellement loin ! J’ai vu tellement pire !

Par contre, au niveau de la routine beauté, aucun lâcher-prise n’est autorisé. Un simple coton imbibé ne suffit pas. Il faut que je nettoie mon visage à grandes eaux deux fois par jour. Des crèmes tous les soirs avant de me coucher. Un masque une fois par semaine. Pas d’hydratant trop épais sinon c’est la cata. Même après Roaccutane, il faut avoir une certaine discipline !

La rechute post Roaccutane

Certaines personnes sont parfois obligées d’avoir recours à Roaccutane une seconde fois. L’acné est une maladie chronique héréditaire qui ne disparaît jamais vraiment. Roaccutane n’est pas infaillible.

J’ai moi-même fait une mini rechute en mars 2018. Elle n’a pas duré longtemps. Je n’ai pas eu besoin de reprendre le traitement ni d’aller voir mon dermatologue. J’avais déjà déblayé le terrain. Je savais quels nettoyants utiliser, quels soins adopter et que je ne devais pas déroger à ma routine. Moins d’un mois plus tard, c’était de l’histoire ancienne.

No regrets

Mon premier regret concernant Roaccutane est de ne pas avoir commencer le traitement en septembre 2015. J’aurais gagné en sérénité et en confiance en moi plus rapidement. Le second c’est de ne pas avoir conservé le grain de peau que j’avais pendant le traitement. Franchement, c’était incroyable ! J’avais la peau si lisse qu’on aurait dit que je n’avais aucun pore.

Malgré toutes les contraintes, je ne regrette pas d’avoir pris ce chemin et je le recommande sous conditions.

Roaccutane si et seulement si…

  • … tu es entre es main d’un bon professionnel

La première condition est être bien suivi. Il te faut un dermatologue attentif qui va vraiment prendre le temps de te questionner chaque mois. Les effets secondaires sont sérieux et varient d’une personne à l’autre. Ton dermatologue doit également analyser consciencieusement les résultats de ta prise de sang pour ajuster le dosage ou changer de molécule s’il le faut.

  • … tu t’es informé et te sens prêt

De ton côté, tu dois être pleinement conscient des effets secondaires, être capables d’y faire face et d’adopter des routines strictes.

  • … ton acné est sévère

Enfin, il faut que ce soit nécessaire. J’ai commencé à voir un dermatologue vers mes 18 ans. J’avais quelques boutons qui pouvaient être traités avec des produits dermatologiques et du zinc. A l’époque, je ne fréquentais que les Sephora. Il a fallut changé cela et passer à la parapharmacie. Avoir quelques boutons ne justifie pas la prise d’un traitement aussi lourd que Roaccutane. Surtout si tu n’as pas tenté autre chose.

Le faire à 18 ans aurait été une solution de facilité dangereuse. A 22 ans, mon acné (déclenchée par ce produit de m*rde) était très sévère, j’avais épuisé tous mes recours, c’était intenable. Mais surtout j’avais les épaules pour assumer un tel traitement.

29 ans | Paris | Professionnelle de la food et de la communication | Lifestyle Blogger |
"Today, be the badgass girl you were too lazy to be yesterday"

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