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Pourquoi succomber au Miracle Morning ?

« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est une phrase qu’on nous rabâche depuis nos plus jeunes années. Comme une façon de nous faire avaler la pilule pour qu’on sorte de notre lit. Pourtant, c’est vrai. Il y a un miracle qui ce produit quand tu de lèves tôt le matin.

La théorie Miracle Morning

Comme la moitié de la planète, j’ai entendu parlé du best-seller de Hal Elrod, Miracle Morning. Sans surprise, j’ai fait partie des sceptiques. De ceux qui ont jugé ce livre à sa couverture, l’on trouvé absurde et inutile. Après tout, que pouvait-il y avoir de plus à apprendre ?

J’ai fini par acheter Miracle Morning de Hal Elrod… une fois qu’il est passé en format de poche tout de même. J’y ai découvert un homme déterminé que la vie n’avait pas épargné et qui a réussi, plus d’une fois, à trouver un second souffle en s’aménageant du temps pour lui… le matin.

Je ne vais pas te dévoiler toutes ses techniques, ni sa morning routine. Premièrement, parce que tu peux trouver les réponses sur son site Internet. Deuxièmement, parce que faire l’effort de lire, d’amorcer une démarche de changement, c’est déjà faire une partie du chemin. Je vais seulement te parler de mon expérimentation.

L’élément déclencheur

Très souvent je traîne. Je traîne au lit pendant de nombreuses minutes, ou carrément 1h30, avant de me décider à me préparer pour aller au travail car je n’ai plus d’autre choix. Je me lève tard, je suis speed, la plupart du temps j’oublie quelque chose, je dois supporter les transports en commun bondés et tous les problèmes qui vont avec. J’arrive au travail, tout le monde est déjà là et me sollicite, ma to do list se dessine à toute vitesse… Ces matins-là n’augurent pas les meilleures journées de ma semaine. J’ai longtemps cru que c’était dû à mon corps de métier, que c’était quelque chose d’inéluctable. Puis, j’ai constaté que les choses pouvaient se passer différemment.

Durant la grande grève des transports de décembre 2019, j’ai commencé à me lever super tôt pour avoir un RER ou bien, pour prendre un chemin alternatif me permettant d’arriver à l’heure. Je pensais que je ne tiendrais pas le rythme, qu’en milieu de journée je serais exténuée. Mais ce ne fut pas le cas.

Changement amorcé

Une fois la grève terminée, j’avais pris le pli. Debout à 5h45 plus ou moins ; en route à 6h30 ; sur mon lieu de travail entre 7h et 7h30. Et j’ai adoré ça ! Les transports en commun sont calmes et pas surpeuplés. Je n’ai pas directement la tête dans le travail. Je pense à plein de choses sans rapport, mon attention est pleinement focalisée sur le podcast que j’écoute. Lorsque j’arrive au travail, tout est paisible. J’ai le temps de d’accomplir bien plus de tâches durant le court lapse de temps où je suis quasi seule que pendant le reste de la journée où toutes les 5 minutes un impondérable me tombe dessus.

L’effet miracle morning

Une fois la grève terminée j’ai, peu à peu, repris mes vieilles habitudes. Traîner au lit ; remettre mon réveil encore et encore jusqu’à ce que je n’ai plus d’autre choix que de me lever. Bizarrement, j’ai immédiatement ressenti les effets néfastes de cette attitude. J’étais bien plus fatiguée que lorsque mon réveil sonna pour la première fois.

Au travail, j’avais bien moins de patience et de temps pour faire les choses à mon rythme sans pression. Surtout qu’avant ça, j’avais passé bien plus de temps que nécessaire dans le RER, étouffée, oppressée, stressée à l’idée de prendre du retard sur ma journée.

J’ai compris une chose : une partie de ma journée est incontrôlable mais en me levant plus tôt, je prends le pouvoir, j’anticipe les imprévus, j’ai davantage de contrôle. Certes je me lève et je me prépare immédiatement pour partir au travail. Ce n’est pas ce que préconise Hal Elrod. Mais c’est ma façon à moi de bien amorcer ma journée quand je travaille.

Réveil à 6h même le week-end ?

Par contre, je suis Hal Elrod quand il préconise de garder cette morning routine, même le week-end.

Quand je suis off, je garde ce rythme. J’ai pris pour habitude de suivre le cours de Hatha Yoga de 7h30, dispensé par la géniale Anna au studio Episod Nation. C’est mon rituel du lundi matin. Ensuite je fonce au cours de Pilates Reformer chez Reformation. J’expérimente cette forme de pilates depuis peu. C’est en partie pour ça que j’ai pris un abonnement Class Pass. A chaque cours, je suis un peu plus fan. De temps en temps, j’en profite pour prendre un petit-dèj dans un des restos de République que j’aime bien. Et voilà ! Il est 11h, j’ai déjà accompli tellement de choses et je meurs d’envie de rendre le reste de ma journée tout aussi productif. Bien plus que les jours où je restais dans mon lit pour une grasse mat’.

Prendre le temps

J’entends beaucoup de gens dire qu’ils n’ont pas le temps de faire ceci ou cela, qu’ils n’ont pas de temps pour eux. La plupart sont des parents et j’avoue que moi aussi j’use de cette formule de temps à autre. Puis j’ai lu quelque part qu’il fallait remplacer « j’ai pas le temps », par « ce n’est pas ma priorité », pour changer la donne. Il est vrai que les sentiments qui découlent de ces deux formulations sont totalement différents. A tous les coups, ont finis par se dire qu’il faut prendre le temps, s’organiser différemment, quitte à se lever hyper tôt, même le week-end, parce qu’en définitive, ça vaut le coût.

Ma miracle morning en confinement

Pendant le confinement, j’ai pris l’habitude de me lever tôt et de commencer ma journée par du yoga et du renforcement musculaire. Ensuite je prends ma douche, je bois mon matcha ou moringa latte et je commence à travailler sur le blog. Avant midi, j’ai souvent bouclé des projets que je pensais au départ découper sur plusieurs jours. Ou bien je réussi enfin, après des mois à y penser, à passer mon site en https. Ça n’a l’air de rien dit comme ça mais, quand on n’y connaît pas grand chose (comme moi) aux dessous de l’informatique, c’est un « exploit ».

Et le fait est que les jours où j’ai la flemme de me lever à 7 heures pour faire mon yoga, mes journées sont moins productives. C’est comme si je manquais de clarté, de concision, de concentration, de détermination.

Tout faire pour rendre ses journées meilleures

Ces derniers mois, j’ai expérimenté diverses sortes de levés pour arriver à la conclusion que, quelle que soit la journée qui m’attende, c’est le matin que tout ce joue. Non pas grâce à un petit déjeuner hyper copieux mais simplement parce que j’ai quitté mon lit avant qu’il ne soit trop tard. A l’inverse de Hal Elrod, je ne suis pas sûre de pouvoir tout combiner. Sport, yoga, méditation, journaling, collation et se préparer pour aller au travail ça me semble compliqué pour moi les jours où je bosse de jour. Moi, ce qui me fait du bien dans ce cas de figure c’est de commencer ma journée de travail au plus tôt. L’idée est qu’elle soit la plus paisible possible et que je puisse partir à l’heure en fin de journée. Cependant, lorsque je suis du soir, suivre la routine de Hal Elrod me semble être une bien meilleure alternative que de rester là à attendre l’heure fatidique.

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