oysho warm cover

Que vaut la collection Warm d’Oysho ?

30 vues

Au début de l’hiver, je me suis heurtée à la complexité de m’habiller pour sortir mon chien. Dit comme ça, ça peut faire rire mais c’est vrai. Comment sortir son chien :

  • sans mourir de froid
  • sans avoir les pieds mouillés
  • sans vêtement fragiles
  • sans avoir l’air de s’être habillée dans le noir
  • sans investir une blinde
  • … (je pourrais poursuivre mais je pense que tu as saisi l’idée)

En automne, tout allait bien. Je me contentais de mes leggings Oceans Appart et de la paire de baskets que je mettais pour aller à la boxe (vu que je n’avais pas mis les pieds dans une salle de sport depuis février 2020, ça me semblait la chose la plus logique à faire). Mais dès que le temps s’est rafraichi, qu’il a commencé à pleuvoir, à y avoir du vent… les choses sont vites devenues plus complexes. J’ai pensé un temps investir dans les vêtements techniques de la marque Révolution Race. Mais, entre les coupes hyper masculines et les prix un peu hallucinants, j’ai préféré me tourner vers autre chose. C’est là que la publicité ciblée d’Oysho m’a attrapée.

La logique aurait voulu que je publie cet article sur le moment, soit quelques jours après réception du colis. Ou bien que j’attende l’hiver prochain pour être dans le thème. Mais j’ai décidé d’arrêter de remettre à plus tard lorsque j’ai envie de dire ou de faire quelque chose. Parce que plus tard, c’est, bien souvent jamais.

Oysho, c’est quoi ?

Oysho, c’est une marque de vêtements espagnole spécialisée dans le loungewear, le sportswear et la lingerie. C’est chez Oysho que je me suis fournie lorsque j’ai repris sérieusement le sport en 2019. La marque appartient au groupe Inditex tout comme Bershka, Stradivarius, Pull and Bear et… Zara. Donc, pour être tout à fait claire, même si la marque est d’apparence plus éco-responsable, elle fait partie intégrante de l’industrie de la fast fashion. Je sais, je mérite la lapidation. Quoique, trois achats de fast fashion en un an, ça mérite plus des applaudissements qu’une correction, non ?

Oysho trois ans plus tard, ça donne quoi ?

Fin de la polémique. J’ai opté pour le legging Warm, le legging Ski, une paire de bottes de trekking et un sweat à capuche oversize en maille. La livraison a été un peu chaotique d’ailleurs je viens de recevoir un mail m’informant que ma commande est en route alors que ça fait plusieurs mois que je l’ai reçue.

A l’essayage, j’ai été fière de moi d’avoir opté pour du L. Je me souvenais bien qu’Oysho taillait petit. A l’époque, j’avais déjà un peu de mal à mettre les leggings de sport taille M et les brassières taille S. Alors là, avec 10 kg de plus, je n’étais pas très sereine.

Le sweat a été mon coup de coeur. Il tient chaud mais pas trop chaud. La longueur est bonne et la couleur égaie vraiment la tenue. Le legging Warm est hyper confortable et nettement plus épais que tous mes leggings Oceans Apart (je suis en roue libre concernant l’orthographe de cette marque que je ne consommes plus; impossible de la mémoriser et flemme de vérifier à chaque fois). Je ne suis pas hyper frileuse au niveau des jambes mais je pense que si je n’ai pas attrapé la crève cet hiver, c’est grâce à lui. Les bottes de trekking n’étaient pas mon premier choix. J’avais en tête de me prendre des Timberland mais financièrement, ce n’était pas le moment. J’ai donc choisi les bottes Oysho pour avoir les pieds au sec et pouvoir patauger dans la gadoue tranquillement.

L’autre problème avec la fast-fashion

Au premier abord, tous ces articles font le job et respectent leurs promesses. Mais, avec l’utilisation prolongée et les lavages, on se rend vite compte des défauts. Le premier et non des moindres, c’est la qualité. Au bout de 3 passages dans la machine à laver, le sweat dont j’étais si fan n’est plus que l’ombre de lui-même. Adieu couleur éclatante et douceur incroyable. Bonjour, peluches et bouloches qui ont également fait leur apparition sur le legging Warm.

Pour les bottes, il ne m’a pas fallut bien longtemps pour percevoir leur défaut majeur : elles ne sont pas totalement imperméable. Comment peut-on vendre des bottes de treck au design s’apparentant clairement à des bottes de neige style Moon Boots, sans imperméabilité totale ? Oui, la semelle est épaisse, l’intérieur est en fausse fourrure, mais le dessus est en toile. Donc, quand il pleut, tes pieds sont mouillés.

En ce qui concerne le pantalon de Ski, il reste extrêmement pratique quand il pleut justement. Il est chaud et me garde au sec, ça il faut le reconnaître. Seulement, la fermeture éclaire latérale s’ouvre continuellement. Ok, j’ai pris du poids. Mais pas suffisamment pour devoir mettre du XL. Et dernier bémol mais ça, c’est un problème perso, il faut un max de bruit. Quand je marche, on m’entend de loin comme si j’étais en tenue de cosmonaute.

Le cercle vicieux de la fast-fashion

Au départ on est satisfait. Puis, petit à petit, la véritable nature des pièces se révèle. On se retrouve avec quelques chose d’obsolète payé à prix fort que l’on va vouloir remplacer par quelque chose de moins cher vu qu’on va estimer avoir suffisamment investi. Voici à quoi ressemble selon moi le cercle vicieux de la fast-fashion. Une fois que l’on a compris, ça pourrait être facile de faire les bons choix à l’avenir et se tourner vers les marques éco-responsables. Pourtant, la tentation est omniprésente. Il y a toujours un tiraillement entre ce que l’on devrait faire et ce dont on a envie. On est toujours tourmenté par les mêmes critères : l’argent, la qualité, la durabilité et le plaisir.

Un possible retour à la fast-fashion ?

En ce qui concerne la collection Warm, c’était un one shot. Cette expérience peut concluante m’a fait fermer les écoutilles au sujet d’Oysho. Je n’y reviendrais pas. Mais en ce qui concerne la fast-fashion, et, plus précisément, les marques oranges, pas très bien noté par Clear Fashion, je suis en plein questionnement. Je pense notamment à Tara Jarmon et And Other Stories chez qui j’ai acheté des pièces d’une qualité incroyable après avoir été portées et lavées de nombreuses fois…

J’ai fait une croix sur les géants (Asos, Mango, H&M, Zara, Bershka…) Est-ce qu’il faut vraiment toutes les clouer au piloris ?

close
Inscrit-toi à la newsletter mensuelle !

Au programme : un édito inspiré, les derniers articles publiés, mes coups de coeur mode, beauté, lifestyle et le mantra du moment.

28 ans | Île-de-France | Agent de maîtrise en restauration | Rédactrice free-lance | Lifestyle Blogger |
"Today, be the badgass girl you were too lazy to be yesterday"

Laisse un commentaire

Your email address will not be published.