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Films : mon top/flop de 2020

Il est temps de renouer avec le marronnier des fêtes de fin d’année sur le blog. Si tu me lis depuis quelques années déjà, il n’y a pas de suspense. Quoique ! Cette année je fais une petite variante avant de parler séries et je te propose dans un premier temps le top/flop des films que j’ai visionnés en 2020. Je dis « visionnés » car cette année étrange m’a permis de voir des objets audiovisuels sur lesquels j’avais auparavant fait l’impasse. Confidences.

The Gentlemen, un des meilleurs films de l’année

Un vrai bon film de gangster, prenant, passionnant, avec une narration et des images parfaites. Je ne suis pas douée pour vendre les films même lorsque je les ai beaucoup aimé. C’est pourquoi, j’ai choisi de reprendre le résumé officiel :

« Quand Mickey Pearson, baron de la drogue à Londres, laisse entendre qu’il pourrait se retirer du marché, il déclenche une guerre explosive : la capitale anglaise devient le théâtre de tous les chantages, complots, trahisons, corruptions et enlèvements… Dans cette jungle où l’on ne distingue plus ses alliés de ses ennemis, il n’y a de la place que pour un seul roi ! »

Un casting 5 étoiles

Ce que le résumé ne dit pas c’est que le casting est génial. Matthew McConaughey est le king, Charlie Hunnam est son bras droit. C’est un habitué du rôle de bad boy mais cette fois-ci c’est un bad boy plus mûr, propre sur lui voire carrément une nouvelle version de monsieur Monk. Le plus surprenant du casting est sans aucun doute Hugh Grant. Nous sommes à des années-lumière de Coup de Foudre à Notting Hill. Ici, Hugh Grant est un détective privé qui joue sur tous les tableaux et tente de percer dans le monde du cinéma grâce au récit de cette passation de pouvoir. Il est également totalement débridé, en roue libre et l’heureux bénéficiaire des répliques les plus hilarantes. On ne dirait pas comme ça mais The Gentlemen est un savant mélange entre un film noir et une belle comédie. Il est forcément en tête de liste des tops de l’année et je ne saurais trop te conseiller de foncer l’acheter !

Le Hobbit: la saga qui surpasse Le Seigneur des Anneaux

Cette trilogie basée sur les récits de Tolkien a vu le jour il a fort longtemps, je sais. Mais je dois avouer que, parfois, je suis un peu réfractaire à la nouveauté. Il me faut du temps pour donner leur chance à certaines choses. Le confinement m’a donné ce temps. J’ai enfin visionné les trois opus du Hobbit et, j’ai pris par la même occasion une immense claque en constatant à quel point cette trilogie était bien meilleure que celle qui l’a précédée.

Bilbo est entraîné par Gandalf dans la reconquête d’un royaume perdu entreprise par un groupe de nains. Cette quête les mènera à la Montagne Solitaire, là où le terrible dragon Smaug garde leur trésor perdu. C’est une épopée plus solaire, plus trépidante et beaucoup moins morose que celle du Seigneur des Anneaux. Confère toutes les scènes plutôt ennuyeuses du périple de Sam, Frodon et Gollum.

Aladdin, critiqué injustement

Je suis plutôt sceptique en ce qui concerne cette mode d’adapter au cinéma des dessins animés. Après tout, l’histoire a déjà été contée, la féérie était au rendez-vous, quel intérêt ? C’est pourquoi, je n’ai jamais regardé ni Roi Lion, ni La Belle et la Bête, ni Dumbo. Il faut avouer qu’ils ne sont pas non plus en tête de liste de mes Disney favoris. Mais Aladdin, là c’est une autre histoire !

Ici, nous sommes loin de la version proposée par Kev Adams. La qualité est au rendez-vous, les musiques emblématiques sont respectées, les effets spéciaux sont convaincants et Will Smith est incroyable. Bon, dans tous ses films, Will Smith est super. Mais là, il porte le film à lui tout seul et il est absolument parfait dans le rôle du Géni. Les costumes sont sublimes, les chorégraphies bien exécutées. Le personnage de Jafar a davantage de relief que dans les livres. L’équipe a également pensé à ajouter une dimension féministe en donnant plus d’ambition à Jasmine et en créant une chanson originale prônant l’empowerment.

Pourtant, le film à fait nettement moins parler de lui que le Roi Lion. Certaines critiques se sont montrées rudes envers le casting, les influences cosmopolites et la qualité des effets spéciaux. Le fait que le réalisateur, Guy Ritchie n’ait pas remasterisé l’histoire a également été pointé du doigt. Mais peut-on vraiment lui en vouloir de ne pas avoir écorché une histoire connue dans le monde entier ? C’est une erreur qui a été faite avec l’adaptation de Mulan. Certains accuseront le Covid mais au fond, si ce film n’a pas autant de tapage que prévu c’est parce que tout ce qui en a fait un succès en 1998 a été retiré. Nous avons une Mulan peu charismatique, amputé de ses acolytes qui apportaient humour, légèreté et féérie, qui doit se battre avec une sorcière sortie de nulle part.

Star Wars : Ascension de Skywalker et le massacre d’une saga mythique

Je ne vais pas aller jusqu’à me proclamer fan inconditionnelle de la saga Star Wars. Néanmoins, j’ai visionnés tous les films plusieurs fois et même si l’Episode III et le passage du côté obscur d’Anakin Skywalker m’a laissée perplexe, j’ai toujours aimé cette épopée intergalactique.

Un beau fouillis

La trilogie menée par J. J Abrams était plus que prometteuse. L’épisode VII était génial, l’épisode VIII, plus subtil, mais convainquant. C’est pourquoi, je ne m’attendais pas à ce que l’épisode IX soit à ce point décevant.

On saute d’une planète à une autre, de nouveaux personnages sous-exploités sortent de tous les côtés. Je comprends bien que c’est la fin mais ce n’est pas une raison pour nous refourguer toutes les idées qui jusqu’ici était restées dans un tiroir, au cas où.

Un film incohérent qui manque d’entrain

Pour aller dans le détail, le premier point qui me chiffonne c’est la présence de Leia. Je devrais peut-être dire la non-présence de Leia car même si elle est physiquement présente à l’écran, toutes ses scènes sonnent faux. Et pour cause, elles n’ont jamais été tournées. Carrie Fisher est morte bien avant le début du tournage. Certes, son personnage devait avoir un rôle prépondérant pour ce dernier opus. Mais, si la vie en a décidé autrement, le scénario aurait dû s’adapter. Cela n’honore ni ses qualités d’actrice ni la saga qui a marqué sa carrière. L’histoire aurait sans doute été meilleure s’il y avait eu un certain mystère autour de sa mort ou bien si l’épisode s’était ouvert sur cette disparition, sur comment la Résistance allait se remettre de la perte de sa Princesse. Là, il aurait été simple d’inclure des audios de Carrie Fisher qui murmurerait à l’oreille de Rey à la manière d’Obi Wan Kenobi dans la première trilogie.

Ensuite, je trouve que les batailles entre Kylo Ren et Rey sont trop nombreuses et sans intérêt. Il n’y a plus le suspense des films précédents. On sait pertinemment qu’aucun des deux ne tuera l’autre. Ils donnent juste l’impression de faire joujou avec leur sabre.

Le clin d’œil aux origines

Ce qui ternit un peu l’entrain c’est également le retour de Palpatine. Autant Snoke était impressionnant, effrayant, autant Palpatine fait sérieusement baisser l’adrénaline. L’explication sur les origines de Rey, descendante de Palpatine, survient bien trop tôt. D’un côté, j’aime le clin d’œil ; de l’autre, je me dis qu’il aurait fallu continuer dans la lancée de l’Episode VIII et développer l’idée que la Force était partout, chez n’importe qui et pas uniquement chez les descendants de grandes lignées de Jedi. Dans la même veine, les deux Jedi auraient peut-être dû survivre et montrer qu’ils pouvaient cohabiter, ouvrir une nouvelle voie…

Même si j’adore l’équipe Finn – Poe – C3PO – Chewi et que j’ai adoré le retour inattendu de Lando (qui augure l’éventualité d’un spin-off si on écoute bien), c’est une fin relativement décevante à mes yeux.

Qu’as-tu pensé de ces films ? Quels sont tes tops et tes flops cinématographiques de 2020 ? Partage ton avis en commentaire !

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