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Ces restaurants qui m’ont déçus

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Il est facile de se faire tout un monde d’un restaurant sous prétexte de sublimes photos Instagram, d’articles élogieux, de blogueurs ravis. Et, quand on en pousse la porte s’attendant à vivre le même genre d’expérience, on est terriblement déçu. Découvrez ses 4 adresses que j’avais hâte de découvrir et qui finalement ne valaient pas le coup, ni le coût.

Habemus Restaurant

Qu’est-ce que j’en ai entendu parlé de celui-là. Des posts Instagram en veux-tu en voilà, d’excellents échos de toutes parts sous prétexte que les fondateurs seraient issus de la gastronomie il me semble. Leur brunch est vite devenu un incontournable à en juger par l’attente de certains venus bruncher tardivement. Avec ma copine Julie nous avons testé l’adresse un dimanche aux environs de 11h30. Le lieu n’est pas bondé mais comme nous n’avons pas de réservation, il nous faut déjeuner au bar.

Petit aparté : c’est quoi cette manie de tout devoir réserver coûte que coûte. Ne peut-on donc plus entrer dans un restau comme ça, hors heures d’affluence, et avoir une bonne table juste parce que l’on est arrivé tôt. Premier arrivé, premier servi, non ?

On s’installe alors au bar, un peu étroit et visiblement dans le passage puisque l’un des serveurs (ou responsables) me cogne constamment.

Je regarde attentivement la carte et me rends compte que, quand je suis au restau ce n’est pas pour déguster du jambon, du comté et un œuf à la coque. Ces choses que je peux préparer à la maison (ou mangé à très bas prix au Pain Quotidien). Je me détourne alors des menus brunchs (assez variés et peu chers, il faut le dire) pour commander à la carte des œufs Bénédicte, ou bénédictine comme ils disent là-bas, ainsi qu’un jus de fruit de la passion. Julie commande de son côté des œufs brouillés au bacon et des frites de patate douce à notre hyper aimable, souriant et volontaire barman (sous-entendu : contrairement au reste de l’équipe).

Notre commande prend tout son temps pour venir à nous. Une fois là, j’ai le plaisir de constater qu’elle est tiède-froide. Pour moi, y’a rien de pire que les œufs froids. Je suis un peu surprise par la sauce Bénédicte pas très épaisse, ni couleur mayonnaise. Le goût n’est pas top non plus, beaucoup de vinaigre ou de citron, je ne sais pas. Le bacon est froid lui aussi et ma salade tire un peu la gueule.

oeufs à la bénédictine

oeufs brouillés habemus

Julie quant à elle est plutôt satisfaite de son plat, surtout de ses frites qui sont arrivées en décalé. Moi j’attends le dessert avec impatience. Parce qu’un dessert, c’est clairement le truc qui sauve un repas, non ? Eh bien pas là-bas. Je disais dans ma vidéo 7 recettes pour bruncher que trouver du bon pain perdu en restaurant était compliqué. Cette expérience n’a fait que renforcer ma conviction. Il arrive, il a l’air délicieux mais au bout de 3 bouchées, je suis écoeurée.

pain perdu habemus

pain perdu habemus 2

La brioche est visiblement plus imbibée que cuite, le cœur s’étire comme de la pâte à pain, le caramel est trop fort… J’ai terminée mon assiette mais j’ai eu du mal. Julie, qui avait bien commencé son repas, n’a pas adhérer au riz au lait et caramel maison. Je mettrais bien 3/5, dit-elle. De mon côté je tourne autour du 2 uniquement grâce au super barman.

Daroco

La première fois que j’y ai mis les pieds, c’était cet été quelques semaines après l’ouverture. J’aimais la déco très soignée, sur les photos, les plats avaient l’air délicieux… Une fois sur place, j’ai trouvé la carte peu fournie et bien chère mais le service était agréable et les plats pas mauvais. J’avais envie d’écrire un article « bonne adresse » donc j’y suis retournée pour avoir des photos et me refaire une idée sur le lieu. J’y suis allée seule et on aurait dit que tous les clients avaient pitié de moi… Bref ! Toujours réticente à l’idée de commander des pâtes au restaurant (parce que je ne mange pas al dente) je me tourne vers une pizza, Napolitana (16€) il me semble. Pour la faire courte, c’était loin d’être la meilleure pizza de mon existence. Elle était censée être aux anchois mais il s’agissait plus d’une pizza câpres et olives qu’une pizza aux anchois. La pâte était si croustillante qu’elle attaquait mes gencives.

daroco

pizza daroco

La dernière fois j’avais pris une glace à la noisette en dessert, j’aurais pu la prendre de nouveau mais je me suis souvenue que ce jour là je n’avais eu qu’une seule boule et que celle-ci avait coûté 6 euros. Du coup je me suis contentée d’un café crème commandé à un responsable visiblement lassé (à 13h c’est bien malheureux). Il m’apporte mon café et déguerpi si vite que je n’ai pas le temps de lui demander du sucre (la base il me semble). Heureusement le barman m’aperçoit et demande à un de ses collègues de m’en apporter. Ahhh, ces barmans, ils sont vraiment tops !! J’ai à peine pris une gorgée de mon café que mes yeux sortent de leurs orbites. Je lui ai demandé un café crème mais il m’apporte un cappuccino, ce qui n’est vraiment pas la même chose (les connaisseurs savent). Y avait-il un truc physique qui l’empêchait de me dire : « nous ne faisons pas de cafés crèmes mais d’excellents cappuccinos madame ! » ?? Ce à quoi j’aurais répondu : « ce serait tout alors, l’addition s’il vous plait ». Mais non. Du coup je me retrouve avec un cappuccino à 5 euros à boire.

cappuccino daroco

Le service n’était déjà pas top, ma serveuse était débordée, mais au moment de payer, c’était pire. J’ai attendu au moins 15 minutes avant qu’elle vienne m’encaisser et à ce moment là j’entends : « désolé, je prends pas les tickets restau ».

Cette phrase j’en ai profondément marre de l’entendre. Le week-end, ok, et encore ! Le soir, elle m’exaspère mais le midi je trouve ça inadmissible. Le client se fiche éperdument des petits problèmes administratifs du restaurant. L’argent, c’est de l’argent !!!!

Elle s’en va le temps que je me munisse de ma carte bleue. 15 minutes s’écoulent encore avant que le fameux responsable, Mister Capuccino, ne vienne m’encaisser avec l’amabilité d’une porte de prison. Je mets mon manteau et m’apprête à partir quand la serveuse revient vers moi pour m’encaisser. Je lui explique que c’est déjà fait. Et je me souviens que quand moi j’étais serveuse j’avais constamment un œil sur mon rang, je savais quand quelqu’un encaissais une table pour moi…

Comme quoi, toujours se méfier de l’attrait de la nouveauté ainsi que de l’effet « tendance », « nouveau lieu bobo branché ».

Season

Dans le même esprit, nous avons Season, un restaurant healthy près de République. Lui aussi fait des photos Instagram qui te mettent l’eau à la bouche mais une fois sur place, tu déchantes. Enfin moi, je déchante. Je sais bien que Season reste LE restaurant où il faut aller et être vu, on ne va pas se mentir. Mais objectivement, c’est cher et pour pas grand chose. Comme a dit ma copine Fiammetta : « c’était bon mais pour 8 euros j’aurais pu en avoir un meilleur bo bun végé dans le restau en bas de chez moi et avec plus de nems ». Moi j’ai pris une pizzette rouge.

season plats

C’était si mauvais que je n’en ai mangé qu’un quart. Il y avait une drôle de sauce acide dessus et pas grand chose à se mettre sous la dent au final… Pour le dessert, je mourrais d’envie de tester l’açaï bowl #victimedestendances. Immense déception.

acai bowl season

Bon, c’était ma première fois, je ne savais pas exactement à quoi m’attendre, je ne me doutais pas qu’il y aurait plus de bananes dans mon bol que d’açaï. Puis, les toppings du dessus étaient bofs. Je crois que je ne suis pas très branchée graines. Le seul truc pour lequel je reviendrais chez Season (si un jour je me perds à République, ce qui n’est pas près d’arriver car je déteste ce quartier) ce sera pour leurs excellents jus de fruits.

jus de fruits season

L’Atelier Artisan Crêpier

Après une folle matinée de courses chez Castorama, ma mère et moi avons fait une pause déjeuner dans un restaurant des Quatre Temps que nous ne connaissions pas : L’Atelier Artisan Crêpier. Ça ne partait pas bien d’entrée étant donné qu’il a fallut environ 3 minutes avant que quelqu’un nous dise quelque chose. Parce que oui, la coutume veut que l’on attende à l’entrée du restaurant qu’une table nous soit attribuée, parce qu’on n’est pas au Mcdo. Quand j’étais serveuse, je détestais les gens qui entraient, s’installaient sur n’importe quelle table, une table sale la plupart du temps ou alors une table de 6 alors qu’ils ne sont que deux, c’était soit l’un soit l’autre. Dans ces cas là on adresse une petite parole du style « Je m’occupe de vous dans un instant ». Mais là, rien ! Et c’est pas comme s’ils étaient débordés.

l'artisant crêpier intérieur

Le personnel passe, nous demande pardon parce qu’apparemment on gêne, mais rien d’autre. Après ces trois minutes, nous sommes installéeq et on met environ 20 minutes à venir prendre notre commande. Les plats arrivent assez rapidement, mais peut-être aurait-il mieux valu qu’ils n’arrivent jamais. Je ne vais parler que de ma salade, je ne me souviens même plus de ce qu’avait pris ma mère.

salade l'atelier crepier

J’ai rarement mangé de salade aussi écoeurante ! Trop de gras, trop d’huile, trop salée, je n’en pouvais plus. Je me suis dis qu’une petite crêpe au caramel relèverait le tout. Belle erreur ! Il a fallu 20 minutes pour la commander et le caramel était amer, hyper liquide, il y en avait une tonne, bref pas du tout conforme à ce à quoi tu t’attends.

crêpe caramel l'artisan crêpier

Et bien sûr, on a mis un temps pas possible avant d’être encaissées. Ok c’est de la restauration rapide, il ne faut pas s’attendre à un service ou bien à des plats d’une qualité exceptionnelle mais la rapidité, c’est la base il me semble !

 

Quand c’est bon, il faut le dire. Quand c’est mauvais, il faut le dire aussi même si c’est considéré comme un lieu branché ayant une excellente réputation et bla bla bla. L’habit ne fait pas le moine.

29 ans | Paris | Professionnelle de la food et de la communication | Lifestyle Blogger |
"Today, be the badgass girl you were too lazy to be yesterday"

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