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Ce brunch est une arnaque !

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Avec mon amie Julie, nous avons testé un brunch qui la faisait saliver depuis longtemps sur Instagram : Le Liberto. Trêve de suspense, tu l’as vu dans le titre, l’expérience fut désastreuse ! Mais elle m’a inspiré une réflexion business plutôt pertinente.

Bad vibes à 37,50€

Nous testons Liberto un dimanche midi sur les coups de 11h30 et avant même d’être entrées, les vibrations sont mauvaises. Il y a énormément de monde, la queue n’est pas bien tenue. D’ailleurs on ne sait pas vraiment de quel côté faire la queue. Mais ce n’est pas tout ! Chez Liberto, tu paies ton brunch, sur le trottoir avant d’entrer.

Bon, je peux admettre que sur ce point certains trouveront ça normal pour un brunch façon buffet à volonté. Mais dans ma conception des choses, il n’y a que la street food qu’on paie avant d’avoir vue. Même au Flunch, tu as un aperçu des plats, des propositions, de l’abondance du buffet avant de sortir ta carte bleue.

Nous payons 37,50€ chacune et en entrant dans l’établissement, je me mets à penser : “j’espère que j’en aurai pour mon argent”. Spoiler alert ! J’en ai pas eu pour mon argent.

Brunch façon buffet de kermesse

On entre et tout de suite je remarque qu’il y a un soucis d’organisation dans l’équipe. Ils courent un peu partout. L’accueil ne communique pas avec l’intérieur. On ne nous calcule pas vraiment. On nous attribue une table qui n’est pas dressée… Là c’est un peu mon oeil de nana qui à fait 10 ans de restauration qui parle.

Pour accéder aux places assises à l’intérieur, on passe d’abord par le buffet. Déjà, en terme d’hygiène, c’est bof. Ensuite quand tu vois la taille du buffet tu déchantes… Le seul mot qui me vient à l’esprit pour le décrire c’est “kermesse”. Je suis désolée mais c’était un buffet de kermesse d’école. Celui où tout le monde ramène un petit quelque chose qu’on partage de façon conviviale. Ce n’était en aucun cas un brunch professionnel à 37,50€.

Quand je pense buffet, je pense grosses quantités, beaucoup de choix, de la qualité, de la recherche… Un peu comme dans les hôtels ou bien à la rigueur au Flunch. Là, nous avions environs 4 tables d’1m50, pas très fournies avec des mets très basiques qui n’avaient pas spécialement l’air appétissants. Mais le pire c’est que ce qui devait être servi chaud n’était pas conservé de façon à garder la chaleur et ce qui devrait rester au frais, à l’abri, comme la burrata, était à l’air libre.

Froids, secs et surgelés

Julie a rentabilisé son investissement en passant au buffet froid, buffet chaud et buffet desserts. Mais aucun ne l’a convaincu. Moi je me suis contentée des buffets chaud et dessert. Le chaud était froid. Parfois trop cuit, parfois pas assez, mais toujours mal assaisonné.

Côté desserts, il n’y avait que des cakes de supermarché ou surgelés. Dans ma conception des choses, je ne vais pas au restaurant pour consommer un plat ou un dessert que le restaurateur a simplement décongelé. Mais c’est ma conception des choses et cela n’engage que moi.

Une petite salade de fruits était proposée. On pouvait l’accompagner de fromage blanc mais comme il n’y avait pas de cuillère, je n’ai pas tenté.

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Vive la proximité et le papier miroir

Pour 37,50€ nous avons droit à une petite bouteille de jus de fruit, des boissons chaudes (à volonté) et une coupe de champagne. Honnêtement, cette petite coupe de champagne a relevé un peu la barre qui en avait encore pris un coup à la découverte du lieu.

Les tables sont super collées les unes aux autres. Le Liberto ne semble pas avoir connu la période post Covid parce que ce placement n’aurait jamais été validé.

On s’assoit sur une des tables du fond, près des toilettes mais ça aurait pu être pire. Nous aurions pu être assises à cette table où on peut toucher la porte des toilettes en tendant le bras et bénéficier des odeurs de chaque passage.

J’observe le décor, qui s’inspire légèrement du Big Mamma place de la Bourse, et je constate qu’il y a du papier miroir sur les murs pour donner une impression d’espace, d’amplitude. L’idée est très judicieuse mais dans le contexte c’est un symptôme du problème de cet établissement et la pire chose à faire dans sa communication quand on est un food business ou un business physique.

Hameçonnées par Instagram

La pire chose que l’on puisse faire quand on est un food business : c’est mentir. Déguiser la vérité de façon outrancière sur Instagram en pensant que les clients appâtés sur le réseau social ne se rendront compte de rien.

Ils vont s’en rendre compte !

Ils se sentiront déçus et arnaqués !

Et une chose est sûre, ils ne reviendront pas et ne recommanderont pas l’établissement.

Si c’est un sujet qui t’intéresses, voici le post Instagram que j’ai créé sur le sujet. Chez Liberto, on est en plein dedans puisque rien ne ressemblait à ce qui était “vendu” sur Instagram.

Le brunch dont personne ne veut se souvenir

D’ailleurs, la chose la plus révélatrice c’est que personne autour de nous n’a sorti son téléphone pour faire une photo ou une story. Et, ça, clairement, c’est vraiment mauvais signe pour un food business. Moi-même alors que j’essaie de “rentabiliser” toutes mes sorties en en faisant des post sur le blog ou sur Instagram, je n’ai pas eu le coeur d’immortaliser le moment.

L’expérience ne s’est pas arrêtée là puisque qu’on nous a gentiment signifié qu’il allait bientôt falloir libérer la table. Bon, pour le coup, c’est plus ou moins annoncé. Ce brunch est accessible sur un créneau d’1h30. Mais même ça en terme de relation client, c’est étrange.

Après le brunch, nous avons accès au petit stand d’à côté qui propose une glace ou une crêpe. La crêpe était bonne mais pas exceptionnelle. Pour la glace, il s’agissait d’une glace à l’eau disponible en parfum vanille ou chocolat avec quelques toppings servis avec la même cuillère. Avant même d’avoir goûté, on pouvait lire la déception sur les visages des gens qui faisaient la queue.

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J’ai goûté pour ne pas gâcher mais je ne l’ai pas finie. C’était vraiment sans intérêt que ce soit visuellement ou gustativement. Un conseil pour tous les professionnels de la food qui veulent proposer ce genre d’animation : si vous n’avez pas le budget pour acheter de bons produits, proposez du yaourt glacé. C’est facile à préparer, ce n’est pas très onéreux, la tenue est meilleure et le goût est au rendez-vous.

Tout ce que je peux retenir de positif sur notre brunch au Liberto c’est notre serveur. Il était hyper présent, attentionné, à l’affut. Cependant, même avec toute la bonne volonté du monde, ce n’est pas une raison suffisante pour te recommander cette adresse.

30 ans | Paris | Food Obsessed Social Media Manager | Lifestyle Blogger |
"Today, be the badgass girl you were too lazy to be yesterday"

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