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31 ans sinon rien

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Hell was the journey but it brought me heaven

C’est ce que dit Taylor Swift dans la chanson Invisible String. Bon, cette chanson parle de trouver la personne qui lui est destinée mais je pense qu’on peut l’adapter. D’une certaine façon toutes ces ficelles invisibles qui ont jalonné ma vie ont également mené le moi de 13 ans au moi de 31 ans.

Qui voudrait avoir 13 ans à nouveau ?

Lorsque j’ai eu l’idée de cet article, je pensais à la trend des gens qui échangent leurs bougies sur Instagram pour être plus jeunes qu’ils ne le sont. Elle fonctionne surtout quand on a 32 ans donc je la garde sous le coude pour l’année prochaine. J’ai réalisé qu’en échangeant mes bougies cette année ça donnait 13. Et tout de suite j’ai pensé : “ mais pour rien au monde j’aimerais retourner à mes 13 ans”. Sauf si j’étais en capacité de tout faire différemment #teamperfectionniste. Mais en vrai je n’ai aucune envie de revivre cette période.

Le moi de 13 ans ….

A 13 ans, j’étais plus suiveuse que meneuse. Je me laissais porter par le rythme et les choix des autres. Je me laissais bouffer par les personnalités plus affirmées que la mienne. Car oui, ma personnalité était en demi-teinte. Affirmée dans mon tout petit cercle privé (et encore pas toujours) puis complètement éteinte en communauté.

A 13 ans, aller au tableau, faire un exposé, lire un texte étaient un calvaire. Prendre des rendez-vous par téléphone aussi. Je ne disais jamais un mot plus haut que l’autre et n’avais aucun sens de la répartie. Remettre les gens à leur place quand ils dépassaient les (mes) limites était impensable. J’encaissais très mal les moqueries et les critiques et je n’avais pas beaucoup d’amis. En vérité, je ne savais pas comment me faire des amis et je souffrais de ne pas avoir tout un tas de potes à ajouter sur Facebook. Okay, Facebook est arrivé plus tard mais tu vois ce que je veux dire.

J’avais également beaucoup de mal à évoluer en société, à me faire des contacts, à m’exprimer même quand ce que j’avais à dire pouvait être important ou pertinent. C’était très frustrant d’avoir plein d’envies et d’être incapable de les mettre en oeuvre. D’avoir l’impression d’être telle personne et de ne pas être capable d’être cette personne face aux autres.

A 13 ans, je me sentais un peu seule et j’étais pleine d’angoisses. Je vivais un peu trop dans mes rêves et j’étais bien trop focalisée sur ce que je n’avais pas, ce que je n’étais pas, ce qu’on pouvait penser de moi.

Versus le moi de 31 ans

A 31 ans tout n’est pas idyllique. Comme je l’ai dit dans mon article de l’an dernier, je ne suis pas celle que j’imaginais être. Mais pas au point de déchanter comme Jennifer Garner dans 30 ans sinon rien. Oui parce qu’au début du film elle souhaite avoir « 30 ans, être belle et épanouie ». Puisqu’à la fin elle souhaite revenir à ses 13 ans.

Rien qu’au niveau de la personnalité et de l’affirmation de soi, j’ai fait d’énormes progrès. J’arrive à m’exprimer, à dire ce que je pense, à faire entendre ma voix. Je ne cherche pas le conflit… mais il me trouve souvent 😉 et je sais y faire face s’il se présente.

Hello Introvert !

J’accepte et je cultive mon introversion. Quand j’avais 13 ans on me faisait comprendre et ressentir que c’était mal de ne pas avoir beaucoup d’amis, de rester dans son coin, de vouloir rester chez soi, d’avoir des loisirs différents, d’être timide et réservée…. C’était mal d’être introvertie et ça devait changer. Du coup j’en venais à regretter de ne pas être comme telle ou telle personne, à souffrir d’être seule et à m’empêcher de faire certaines choses parce que j’étais toute seule.

En fait, c’est mal seulement si tu subis le truc. Aujourd’hui, j’embrasse totalement mon introversion. Je suis introvertie, c’est comme ça, ça fait partie de moi. J’ai compris que je ne devrais pas me sentir mal parce qu’aux yeux des autres c’est mal, nul, pathétique, triste… Je me suis libérée de ça. C’est un luxe d’être à l’aise avec soi-même, de profiter de sa propre compagnie, de faire ce que tu veux quand tu veux sans avoir besoin d’autres personnes à ses côtés pour se sentir bien.

L’Enfer c’est les Autres

Ce qui me faisais souffrir c’est que j’étais trop focus sur ce qu’on pouvait penser de moi, sur la façon dont on me percevais. Aujourd’hui j’ai drastiquement lâcher prise à ce sujet.

J’ai toujours des difficultés à me faire des amis… mais honnêtement, je ne cherche plus à m’en faire. C’est vraiment décevant de faire entrer quelqu’un dans son cercle et de s’apercevoir que l’amitié n’était pas réciproque. Alors désormais je prends du recul sur mes relations amicales et j’essaie de ne pas toutes les prendre trop à coeur. Après tout, je ne cherche ni la popularité, ni à plaire au plus grand nombre. La plupart de mes amitiés me sont “tombées dessus”. Je ne les ai pas préméditées, je ne les ai pas forcées.

Aujourd’hui, ça ne me dérange pas d’avoir un cercle restreint. Mieux vaut avoir des amitiés solides, sincères et réciproques que tout un tas de connaissances + + et d’amitiés superficielles. J’ai appris à classer mes amitiés et à déterminer mes attentes et mon investissement selon ce classement. Maintenant, je sais m’entourer et je ne m’investi pas trop dans des relations qui n’en valent pas la peine ou n’ont pas vocation à être profondes. Il faut savoir lâcher prise. Une relation s’effrite ou s’arrête, je ne cours plus après. Ça c’est la grand leçon de l’année écoulée et qui me prouve que j’ai vraiment passé un step dans ma vie : arrêter de courir après les gens.

In my Single Era

En amour c’est la même chose ! J’ai lâché prise sur des relations qui n’allaient nulle part mais auxquelles je m’accrochais pour ne pas être seule et n’avoir aucune perspective. Je ne me mets plus dans des relations néfastes juste pour avoir l’impression de vivre quelque chose. Désormais, je prends du recul. Ce qui me donne une meilleure vision d’ensemble.

Je fais confiance à mon instinct. Je reste focus sur mes critères. Souvent, je vois la fin avant même le commencement ce qui m’évite des erreurs regrettables.

J’ai la flemme de vivre une relation médiocre. Cela peut paraître hautain et réducteur mais je n’ai plus envie “d’essayer pour voir” ni de “passer outre certaines choses car “on ne sait jamais”. Je ne suis plus dans ma vingtaine ! J’ai déjà suffisamment expérimenté. Mon instinct sait déjà. Mes standards ont une raison d’être. Je suis incapable de faire des concessions et je ne devrais pas avoir à en faire. C’est le feu ou rien !

Je suis dans ma Single Era et c’est tellement sain et apaisant que c’en est addictif. La différence avec la vie de célibataire que j’ai toujours mené ? Ma vie amoureuse ne me tourmente plus. Je ne suis ni en demande, ni en attente. Je n’ai plus peur de finir comme Ally McBeal. Malgré quelques errances au fil des saisons, elle ne déroge jamais à son objectif de trouver le grand amour. Car son but n’est pas de ne pas finir seule, mais de trouver la bonne personne. A la fin, elle se choisit elle et se montre très reconnaissante envers ce qu’elle a déjà.

31 ans et enfin moi-même

A 31 ans, je ne suis plus en quête de perfection. J’ai pleinement conscience de mes qualités et de mes nombreux défauts mais je ne cherche pas à les gommer, seulement à les adoucir. Ma personnalité est le cocktail qui résulte de ce mélange. Si j’enlève un ingrédient, le goût s’en trouve altéré à jamais.

En plus, l’expérience m’a montré que plus je reniais ma façon d’être plus j’étais mal à l’aise avec moi-même.

Apprécier ses défauts

Par ailleurs, j’ai appris à faire la différence entre un défaut et un trait de personnalité. Certains diront que la timidité et l’anxiété sont des défauts moi je pense qu’il s’agit de trait de personnalité qui ne deviennent des défauts qu’à partir du moment où ils t’empêchent de mener une vie saine et épanouissante.

L’anxiété, c’est mon côté pragmatique et organisée poussé au max. La timidité c’est ce qui m’empêche de faire un carnage à chaque fois que j’ouvre le bouche. Sagittaire, ascendant bélier, lune capricorne, tu connais ! Et si tu veux savoir où tu te situes astrologiquement parlant, je te conseille ce site afin de visualiser ton thème astral.

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31 ans et alignée

J’ai fait de gros progrès niveau anxiété et timidité. Elles sont moins présentes, moins démesurées, moins irrationnelles. Mais elles sont toujours là et c’est ok. Elles font partie de qui je suis. Le fait d’accepter ce que tous définiront comme un défaut, en tant que trait de caractère, m’apaise et me permet d’unifier le cocktail de ma personnalité. Il existe des personnes odieuses et mauvaises qui ne se flagellent jamais en pensant à leur mauvais comportement. Alors pourquoi je devrais me tracasser pour quelque chose d’aussi futile que la timidité. Un autre petit truc qui m’a aidé à être en paix avec qui je suis c’est de faire mon test de personnalité. De découvrir à quel type j’appartenais, de me sentir considérée et reconnue, je ne saurais l’expliquer mais ça m’a aidé à lâcher prise.

Je suis INTJ-T. Et toi ? Partage ton type en commentaire.

Le seul moment où je dois me remettre en question c’est si la timidité et le manque de confiance en moi me font louper des opportunités ou l’occasion d’aller au bout de mes envies.

A 31 ans, mon mantra c’est d’être alignée avec qui je suis, qui j’ai envie d’être et ce dont j’ai envie. Je vis toujours un peu dans mes rêves mais je mets tout en oeuvre pour les réaliser.

30 ans | Paris | Food Obsessed Social Media Manager | Lifestyle Blogger |
"Today, be the badgass girl you were too lazy to be yesterday"

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